Fabrication du film de 1950 à 1976

Fabrication du film de 1950 à 1976

Fabrication du film de 1950 à 1976
Les fabricants ont développé progressivement une gamme de films adaptés à de nombreuses problématiques et besoins, tant pour les particuliers, que pour les professionnels. Voici l’historique du film et son évolution de 1950 à 1976.
1950 – DuPont de Nemours invente le « Mylar », un film polyester d’une très grande solidité en tension, très stable et transparent, qui a la particularité d’arrêter une partie du rayonnement ultraviolet et d’être un bon isolant électrique. Plus connu sous le nom de polyéthylène téréphtalate, PET ou PETE, le Mylar est un plastique polyester saturé par opposition au polyester thermodurcissable.
Aujourd’hui, le Mylar est utilisé dans de nombreux domaines : film solaire, film de sécurité, film anti UV, bouteille recyclable pour boissons effervescentes, rembourrage de peluches et coussins, fibre textile dite « polaire », emballage résistant au four, application optique, écran LCD, plastie ligamentaire et chirurgie reconstructrice, prothèse cardio-vasculaire, enseigne lumineuse, plume pour flèche de compétition, mouche pour la pêche à la truite, voile de deltaplane très performante, isolation électrique et électronique, industrie navale, automobile, aéronautique, spatiale, etc.
1955 – Depuis le début de la conquête spatiale, le film polyester est utilisé par la NASA pour assurer une solide défense des cosmonautes. Les corps et les yeux sont protégés des micrométéorites et des rayons nocifs de notre astre solaire (ultraviolets, infrarouges et rayons gamma).
1960 – Le concept de l’utilisation du film en tant que protection solaire débute dès les années 1960 aux USA : L’objectif initial était de lutter contre les différentiels de température dus à l’exposition des bâtiments. Ces premiers films réfléchissent le rayonnement solaire en empêchant celui-ci de pénétrer dans les locaux tout en permettant la vision vers extérieur. Puis, à mesure que ces films s’amélioraient et devenaient plus populaires, il y eut une demande pour des films solaires de couleurs afin de répondre à des considérations architecturales multiples.
1976 – Les premiers chocs pétroliers des années 73 et 76 font émerger un besoin nouveau : A savoir un rejet plus important de la chaleur vers l’extérieur. On découvrit que le film polyester absorbait et rediffusait les infrarouges longs plutôt que de se comporter comme un élément neutre. On développa progressivement une nouvelle gamme de films afin de mettre en valeur cette propriété.
Les débuts de la métallisation : Un procédé sous vide selon lequel un métal (essentiellement l’aluminium) est appliqué en couche sur le polyester transparent et sur lequel est appliquée une autre couche de polyester. Les capacités de rejet de l’énergie solaire peuvent atteindre 80%. L’épaisseur de la couche d’aluminium peut avoir des tolérances précises, avec des niveaux de transmission de lumière visible différents. En général, plus le niveau de transmission est bas, plus le film rejette la chaleur. Les niveaux de transmission varient de 15 à 70 %. En combinant la couche d’aluminium avec une couche de film teinté, on peut alors produire des versions colorées du film : bronze, gris, bleu, cuivré, doré… Ils peuvent également avoir des niveaux de transmission variés ainsi que des propriétés solaires diverses, mais leur apparence est de couleur uniforme.
Exemples d’application du Mylar et du film polyester. Cliquez sur les images pour les agrandir

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